Lectures au chalet, les impressions

Me revoilà de retour dans ma charmante banlieue après une semaine passée au chalet avec ma mère et mon fils. C’était extrêmement reposant, malgré les nuits que j’ai dû affronter sans mon chum. Ça reste que le jour, je pouvais avoir pas mal plus de libertés et de temps libre, puisque ma mère passait beaucoup de temps à juste chiller avec le bébé sur le balcon et/ou à jouer avec lui.

Voici donc les impressions des livres que j’ai lus ou commencés là-bas :

Le roman de Sara, Anique Poitras (publication : 2000) 2917076

Verdict : 4/5

RÉSUMÉ : À l’âge de douze ans, Sara Lemieux vit son premier grand amour. La fin tragique de cette relation marquera à tout jamais le destin de la jeune fille. Heureusement, le temps arrange bien les choses et sa passion du théâtre saura jeter un baume sur une plaie difficile à cicatriser. Car comment fait-on pour oublier? Sara trouve sa solution. Elle s’accroche à ses rêves et fait tout pour devenir une comédienne professionnelle. Son exil forcé de quatre ans à Toronto l’oblige à prendre en main son destin. C’est déterminée plus que jamais qu’elle retournera à Montréal pour amorcer sa première année au Conservatoire d’art dramatique. Elle y revoit des amis très chers mais se retrouve aussi confrontée aux questionnements propres aux adultes en devenir. Mais on ne peut fuir qui on est, même en allant au bout du monde…

IMPRESSION : Intéressant! J’hésitais beaucoup entre le trois et le quatre étoiles, parce que même si la lecture se faisait bien, je n’étais pas super investie dans l’histoire de l’héroïne. J’avais l’impression que tout allait trop vite : l’amour, la mort, les décisions. Par contre, le deuil était très lent… comme il se doit. Ce roman est avant tout une histoire de deuil plutôt que d’amour. Et ça frôle souvent l’ésotérique. J’en viens à tirer de cette lecture que je l’aurais probablement adorée à treize ans, mais qu’elle me laisse un peu sur ma soif à 28 ans.

Griffintown, Marie-Hélène Poitras (publication : 2012)

Verdict : 4/513605590

RÉSUMÉ : Le jour se lève sur Griffintown après le temps de survivance, les mois de neige et de dormance. Hommes et chevaux reprennent le chemin de l’écurie. L’hiver a eu raison de quelques-uns. Certains, comme John, reprennent le collier comme on renoue avec une mauvaise habitude. Pour d’autres, qui traînent plusieurs vies derrière eux, il s’agit souvent du cabaret de la dernière chance. Marie, la Rose au cou cassé, cherche quant à elle un boulot qui la rapprochera des chevaux. Elle ignore ce que lui réserve l’été, le dernier de Griffintown. Car tandis qu’une procession de désespérés défile vers le Far Ouest à la recherche d’une maigre pitance, la Mouche ourdit sa vengeance. Histoire de meurtre, d’amour et d’envie dans un décor où tous les coups sont permis, Griffintown expose au grand jour l’intimité des cochers du Vieux-Montréal, ces cow-boys dans la ville. Un détournement habile, porté par une langue sensible et rude, du western spaghetti sauce urbaine.

IMPRESSION : Au début, j’étais vraiment dubitative. Ça trempait un peu trop dans le misérable et dans le mal-léché. Les personnages étaient dignes d’un roman de Zola alors qu’ils sont cochers à Montréal dans les années 2010. Mais finalement, à la longue, on s’attache à l’écriture, aux personnages (quoique trop nombreux à mon goût, donc j’en perdais VRAIMENT le fil parfois) et au métier. J’ai finalement bien aimé l’histoire de meurtre, de vengeance et de règlement de compte. Ça faisait réellement western spaghetti, boules de poussière y compris. On ressort de cette lecture avec une impression d’avoir eu un aperçu d’un métier et d’un mode de vie qui sont très méconnus et très éloignés des autres métiers citadins. Belle lecture!

S’enfuir, récit d’un otage, Guy Delisle (publication : 2016)

Verdict : 4/5 32178469

RÉSUMÉ : En 1997, alors qu’il est responsable d’une ONG médicale dans le Caucase, Christophe André a vu sa vie basculer du jour au lendemain après avoir été enlevé en pleine nuit et emmené, cagoule sur la tête, vers une destination inconnue. Guy Delisle l’a rencontré des années plus tard et a recueilli le récit de sa captivité – un enfer qui a duré 111 jours. Que peut-il se passer dans la tête d’un otage lorsque tout espoir de libération semble évanoui ?

IMPRESSIONS :  Excellent, comme tout ce que j’ai lu de Guy Delisle jusqu’à présent! Ce roman graphique réussissait à être à la fois extrêmement excitant et extrêmement ennuyant (ce qui n’est pas nécessairement négatif, puisqu’il s’agissait du récit d’un otage dont le quotidien était TRÈS ennuyant). Honnêtement, c’était parfait pour se mettre dans la peau de Christophe. Par contre, ça venait avec le point négatif que c’était parfois très répétitif, alors on tourne viiiiiite les pages. Mais la fin est haletante et j’ai vraiment adoré le lire.

L’allégorie des truites arc-en-ciel, Marie-Christine Chartier (publication : 2018)

Verdict : 5/5 40217584

RÉSUMÉ : Max et Cam sont amis. C’est une de leurs seules certitudes. Sauf que la ligne entre l’amour et l’amitié, c’est comme de la peau : au fil du temps, elle s’amincit. Max a un peu le syndrome de l’enfant-roi, cela dit c’est un gars cool, sociable et insouciant. Sa relation avec ses parents est complexe. Il aime les femmes et les femmes le lui rendent bien. Max aime Cam, surtout, mais il ne sait pas comment s’y prendre avec elle. C’est dur d’aimer quelqu’un quand on a peur de tout gâcher. Cam est brillante, sensible et meurtrie. Son monde est petit, son coeur énorme. Elle termine une maîtrise, ira au doctorat. Elle rêve d’être artiste, sera probablement professeure. Cam aime Max, mais c’est dur d’aimer quand on s’est si souvent fait briser.Que faire quand on aime quelqu’un, mais qu’on ne sait pas si aimer suffit?

IMPRESSION : Wow! Vraiment adoré. Merci à ma soeur, qui me l’a fait découvrir et me l’a acheté. C’était peut-être un peu intense, mais j’ai vraiment beaucoup aimé l’écriture et les personnages. Ça faisait longtemps que j’avais lu un roman où j’appréciais à 100 % le style. Il y avait toujours un petit quelque chose qui gossait. Mais là, c’était parfait. C’était doux, comme histoire et on se retrouvait facilement dans les deux protagonistes. Belle petite découverte!

 

Un commentaire

  1. Yé, c’est le fun de te lire! J’avais lu la série d’Anique Poitras à la fin du primaire et j’avais adoré! Je me rappelle avoir braillé ma vie, haha. Par contre je ne pense pas que je me replongerais dans ce monde aujourd’hui 😛

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